dimanche 21 février 2010

Voix perdue #2

En 2009 également, le chorégraphe Carlo Locatelli me demande de prêter ma voix pour sa création Smart, trilogie Pasolienne. Je lis trois textes de Pasolini, illustrant trois des figures que veut explorer Carlo : le poète, le guerrier et le bouffon. Je ne suis pas comédien et je ne parviens à me sentir à l'aise qu'avec les textes polémiques de Pasolini (notamment le terrible "Je sais les noms..."). Les textes poétiques me sont plus difficiles. La langue de Pasolini n'a rien de naturelle, elle est parfois pleine d'emphase, une sorte de classicisme à la ponctuation impossible. Mettre sa voix dans la voix d'un autre est un exercice dont j'ignore les rouages. En travaillant patiemment avec Kerwin Rolland sur des prises de son, on trouve quelque chose, à défaut d'une incarnation, un timbre, celui de ma voix que j'ai un peu de mal à écouter. Ca sonne très grave. Lors de la première à l'espace 1789, je me sens un peu gêné.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire